Exercice du feu au Square Eugène Hatton (Paris 12)

Une matinée pas comme les autres sur Square Eugène Hatton Paris 12

Le mercredi 28 avril 2021, la Fondation de Mme J. Lebaudy, représentée par Fabrice Smet, gardien du site Square Eugène Hatton, recevait la brigade des pompiers du 12ème arrondissement de Paris, dans le cadre d’un exercice dit « feu de cave », selon le Lieutenant de pompier, présent ce jour-là, « dans des conditions optimales ».

Grâce à la collaboration des résidents, informés au préalable et à la participation et l’implication de Mr Smet, la « mission » des pompiers fut grandement facilitée et s’est parfaitement déroulée.

Voici, en quelques mots, suivis de photos, les impressions et commentaires de Monsieur F. Smet et du Lieutenant des pompiers


Monsieur Smet, est-ce la première fois que vous participez à ce type d’exercice ?
FS : « oui, c’est la première fois »

Quel était le scénario, le déroulé de l’exercice et quel a été votre rôle durant cet exercice ?
FS : le scénario prévu par le lieutenant est basé sur un départ de feu en cave, avec une « personne » ayant l’habitude de squatter les caves pour y dormir.
Mon rôle a consisté à renseigner le responsable de l’intervention pompier sur la présence d’une personne dans les caves en lui indiquant, en effet, qu’un sans-abris s’y trouvait et que je ne l’avais pas vu remonter ce jour-là. Je lui ai également précisé que l’appel pompier venait d’un riverain qui avait composé le 12, de la rue, en voyant la fumée qui sortait des soupiraux.

Etiez-vous inquiet durant l’intervention ?
FS : non, car c’était avant tout un exercice réalisé par des professionnels. Etant informé préalablement et formé à la sécurité j’avais une longueur d’avance car je connaissais le scénario et j’avais en ma possession toutes les informations qui pouvaient être demandées.

Avez-vous eu des questions de la part des résidents suite à l’intervention des pompiers ?
FS : pas vraiment de question mais un retour de leur part positif. Ils ont en effet apprécié la démonstration de cet exercice, en précisant que peu de bailleurs poussent la sécurité de ses locataires et de son patrimoine à un exercice grandeur réel. J’ai constaté que je n’étais pas le seul spectateur et que beaucoup de locataires étaient à la fenêtre.

L’information auprès des locataires a-t-elle été relayée correctement ? et comment ?
FS : oui trois semaines à l’avance par voie d’affichage avec également un rappel par une affiche quelques jours précédant l’intervention.

Et pour finir, cet exercice a-t-il fait naître chez vous une vocation?
FS : si pour moi cela reste un très très beau métier, voire même une vocation, ils n’ont pas animé chez moi la flamme d’un futur soldat du feu !
En tant que gardien je me suis énormément enrichi, que ce soit par les valeurs humaines, que par la maîtrise de la sécurité sur mon site.


Lieutenant, combien de fois par an les pompiers de Paris, votre brigade précisément, réalisent-ils ce type d’exercice ?
La caserne à laquelle nous appartenons est celle de Chaligny. Elle fait elle-même partie d’une compagnie constituée de 3 centres de secours : celui de Vincennes, de Nativité et de Chaligny. Notre centre de secours réalise en moyenne 1 exercice de type « feu » sur site extérieur par mois.

En moyenne combien de temps faut-il pour venir à bout de ce type de feu ?
La situation à l’arrivée des secours conditionne le délai d’extinction. En effet, un feu déclaré dans une cave au cheminement complexe située tout au fond d’un long couloir sera plus long à éteindre qu’un feu situé à l’entrée de la cave.

Faut-il une formation spéciale pour cet exercice ?
Le bureau opération de notre unité gère les exercices de cette ampleur. Aucune formation n’est requise pour l’intégrer.

Intervenez-vous souvent pour des feux de caves ?
Les feux représentent environ 3% de notre activité opérationnelle. Malgré ça, les feux de caves restent relativement fréquents.