Historique de la Fondation de madame Jules Lebaudy

A l’époque les ouvriers, les travailleurs pauvres et leurs familles s’entassaient dans des taudis (absence d’hygiène, suroccupation…). Les hommes politiques et certains riches de l’époque, sous la pression sociale, prennent conscience de l’importance de l’hygiène et des conditions de vie pour le développement d’une société plus juste. C’est ainsi qu’Amicie LEBAUDY entre dans l’histoire comme l’une des pionnières du logement social dix ans avant la Ville de Paris elle-même.

 

Eugène HATTON et Auguste LABUSSIERE auraient pu se contenter de créer des logements économiques. Ils vont au contraire faire preuve de recherche architecturale au service d’une cause que l’on peut qualifier d’hygiéniste, en n’utilisant pas tout l’espace disponible et en créant des bâtiments de faible épaisseur, avec de vastes cours, des logements de 40 à 50 m2, des commerces en rez de chaussée et des locaux communs.

Au décès d’Amicie LEBAUDY, le Groupe des Maisons Ouvrières (GMO) devient à la demande d’Eugène HATTON « La Fondation de Madame Jules LEBAUDY, Eugène HATTON Président Fondateur ».

La fondatrice avait exigé que la Fondation soit intraitable sur le versement des loyers par les locataires car elle disait  » qu’il est du devoir de tout locataire de s’associer à l’œuvre commune en payant régulièrement ses quittances « .

Au-delà du but hygiéniste, se profilent les desseins d’Amicie LEBAUDY de sociabilité, d’éducation morale et civique des locataires, qui passaient par l’investissement dans les parties communes et le rôle de suivi des gardiens afin que les familles arrivantes soient sensibilisées à l’hygiène, à l’entretien de leur logement et même à l’éducation de leurs enfants ; qu’elles deviennent  » sociales « . Le nombre de bains, le poids de linge lavé, la fréquentation des salles de lecture et des fumoirs étaient décomptés pour vérifier le succès des locaux communs et les optimiser afin qu’elles soient attrayantes, le but étant de vérifier que la condition des occupants s’améliorait bien.

Plus qu’un logement, il s’agissait de fournir un habitat.

Un peu plus d’un siècle plus tard les successeurs d’Eugène HATTON auront développé la Fondation de Madame Jules LEBAUDY qui compte plus de 2 400 logements à Paris et en proche banlieue.

Aujourd’hui

Ce sont 86 ateliers, locaux professionnels et commerciaux et 612 emplacements de stationnements

Ce sont 40 collaborateurs dont 17 gardiens et 4 ouvriers hautement qualifiés qui interviennent quotidiennement sur le patrimoine.

La Fondation de Mme J.LEBAUDY loge environ 6 500 personnes au travers de partenariats avec les Ministères, la Préfecture de Police, Action Logement, la Ville de Paris et la Préfecture de Paris.

Elle a créé des logements à coût minoré en transformant des locaux en studettes mises à disposition pour deux ans maximum à des personnes en insertion.

 


 

Entre 1900 et 1930

  • Huit immeubles ont été construits à Paris entre 1900 et 1913
  • Un immeuble construit à Paris en 1930

 

Après 1970

  •  Deux immeubles construits en 1975 sur des réserves foncières à Paris 20ème

 

1892

Jules LEBAUDY à son décès laisse une des plus grandes fortunes de France à sa femme, Amicie LEBAUDY née PIOU.

Amicie LEBAUDY décide de ne pas profiter de ces énormes revenus et finance discrètement mais massivement différentes œuvres de façon anonyme. Il est vrai que le nom LEBAUDY est synonyme d’argent « mal acquis » ! Aussi Amicie LEBAUDY décide de consacrer une partie de cet argent à construire des  « maisons d’habitation salubres et à bon marché en vue de leur location à des personnes n’étant propriétaires d’aucune maison, notamment à des ouvriers ou employés vivant de leur salaire à Paris ou en banlieue parisienne ».

Ainsi nait en 1899, la société civile Groupe des Maisons Ouvrières (GMO) à laquelle Amicie LEBAUDY décide de ne pas donner son nom. Elle voyage aux Etats Unis, en Italie et en Allemagne pour observer, se documenter sur les premières expériences de logements sociaux afin de mettre le meilleur au service de cette cause.

Elle fait construire un premier immeuble rue Jeanne d’Arc dans le 13éme arrondissement puis l’hôtel populaire de la rue de Charonne et met en place une équipe pour conduire le Groupe des Maisons Ouvrières (GMO) incluant un président Eugène HATTON et un architecte réformateur Auguste LABUSSIERE.

Eugène HATTON qu’Amicie LEBAUDY rencontre par l’intermédiaire de son notaire est né en 1851 dans l’Yonne, a créé une petite usine de produits chimiques à Montreuil. Il devient juge au Tribunal de commerce de Paris et est fait officier de la légion d’honneur. Il se retire des affaires en 1904.

1170 logements sont construits jusqu’en 1913 ce qui fait du Groupe des Maisons Ouvrières (GMO) le premier constructeur de logements sociaux de l’avant guerre.

Entre 1996 et 2011

  • Deux immeubles construits dont dix pavillons mitoyens entre 1996 et 1997 dans les Hauts de Seine et une opération de réhabilitation et de construction à Paris 15ème.
  • Quinze immeubles ont été acquis en 1997 auprès de la  SA HLM «  Le Nouveau Logis » dont deux dans l’Essonne cédés en 2013.
  • Un immeuble acquis à Paris en 2001 et entièrement rénové
  • Un immeuble acheté en 2004 dans le Val de Marne
  • Un immeuble construit et livré en 2011 dans les Hauts de Seine